Si nous enfumons l’instant

Avec une plume guerrière

Qui se satisfait de son empire

Et de la vitesse de ses armes…

Si nous tordons l’arc du futur

A l’image d’un présent obscur

Plein de tensions arque-boutées

Sur elles-mêmes et sur

Le prétendu destin

Des noms qu ‘elles

Trament tragiquement…

Verrons-nous la clarté

Qui ne dépend que de ses sources

Et de leur cheminement

Dans ce monde-chaos ?

Nous y buvons avec notre coupe :

Un poème à fleur d’eau

Se remplissant

D’avenir

Poussant vers l’océan…

Et pour l’Humanité-embouchure

Nous gardons la fraîcheur

Des hauteurs

Et démultiplions le sens

Du présent qui va

En cascades

Alors l’instant fleurit de tous

Ses passés conjoints…

Il offre la paix

Qui ne brûle pas

Dans le labyrinthe des temps actuels

Nous sommes des indiens

Pour l’éternité-nature

Où nous envoyons

Les flèches qui filent entre

Ses négateurs actuels

Qui la méprisent

Pour rejeter le passé

Et ses défenseurs

Qui s’y réfugient pour

Nier le présent

Toucher l’amour infini : ce coursier de l’univers

Côtoyé par nos rêves –

Revit dans l’instant

Où nous veillons

Pour y cheminer…

Toutes les cibles de son lointain

Nous les rendons vivantes

Avec l’écriture du cri

D’une enfance

Qui s’ouvre

Et s’épanouit à l’école du poème

Combien de certitudes guerrières

Devenues si froides

Et raidies

Qui se sont crispées

Dans la vitesse

Sans cibles

Autres que celles

Comprises par leur propre histoire

Qui court après sa fin :

Celles de l’advenue du nouveau

Sortant des miroirs de

La renommée

Qui renvoient à l’homogénéité

Des positions du

Face à face

Guerrier

Et là où tout se vaut

Nul nouveau

N’advient

Rien que du sur-place

Qui agrandit la vitrine des puissances

Où tout s’achète

Même les larmes

Même les éclats de rire

Jusqu’à la tragédie !

Mais l’indestructible poème

Creuse la terre de l’instant

Et le remonte comme

L’arbre et ses racines

Il creuse et tient les fulgurances

D’où sa langue se déploie

Et il vit jusqu’au

Chuchotement

Sur les lèvres

Des amoureux

Sans gloire – ni prophéties – ni promesses

Il relève l’histoire et la tend

Dans son arc

D’où fusent les voix

Comme dans le plus profond lancé

Sur un chemin où

Il s’aventure

Pour créer des clairières

Toujours nouvelles

Près des sources

Jaillissant de l’humaine condition

 

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