Les nuages exercent sur l’écrivain, le poète, une sorte de fascination mystérieuse, magique, énigmatique. Baudelaire les nomme des « magies liquides et aériennes », de « merveilleuses constructions de l’impalpable ». « J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… les merveilleux nuages ».

Les nuages dessinent dans le ciel des signes qui permettent au poète de contempler, d’imaginer, de rêver, d’inventer, d’autant que leur forme est changeante, éphémère, évanescente.

Aussi bien dans le domaine de la peinture (Constable, Turner entre autres) que dans celui de la poésie et de la littérature (Chateaubriand, Baudelaire, Hugo, Shelley…) le 19ème siècle consacre au thème du paysage en général et du ciel et des nuages en particulier une place très importante.

Ils continuent de fasciner l’imaginaire littéraire et poétique contemporain

Citons quelques titres :

A l’est des nuages (Vincent Hein), La part des nuages (Thomas Vinau), Le sérieux des nuages (Denis Baldwin Beneich), La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel (Romain Puértolas), Nuage rouge (Christian Gailly)

Les nuages ont aussi inspiré les participants du BL dédié à ce thème. Laissons-leur la parole :

– Agnès a écrit et lu D’autres nuages (à lire sur le blog).

– Alain a écrit et lu Nuages ! (à lire sur le blog).

– Isabelle a écrit et lu Nuages (à lire sur le blog).

– Svante a écrit et lu des extraits de son livre Navigateur au sommet du vide (à lire sur le blog).

– J’ai écrit et lu Nuages, nuages (à lire sur le blog).

– Rached a lu Les travailleurs de la mer de Victor Hugo.

– Jean-Marie a lu et chanté L’orage de Brassens.

– Catherine a lu Li Po.

Après cette soirée dans les nuages, nous sommes redescendus sur terre et avons décidé de nous revoir le jeudi 10 mars autour du thème de La rue.

Bon vent littéraire et poétique

François Minod