J’ouvre mon parapluie

Et un oiseau chante

Veut-il conjurer

La pluie ?

Mais l’orage n’entend rien

Et il fulmine sur

Mes pas

J’attends et je marche …

L’oiseau se sépare

De son arbre

Et vient

Voleter

Près de moi

C’est une hirondelle

Qui danse autour du parapluie

Je tends de mes mains

Le pain rompu

Vers elle …

Elle chante encore

Et capte des bouchées

Mais ce n’est pas

Mon don qui

L’intéresse ..

Doucement elle se pose

Sur ma main puis …

Légèrement

Passe sur mon épaule

Et nous marchons

Ensemble !

Qu’as-tu fait de ton exil

O Hirondelle ?

L’hiver te complait donc

Sur notre ville ?

Mais elle passe au silence

Et passe sur ma tête …

Comme pour

Pénétrer mes pensées …

Nous nous dirigeons

Vers la Marianne

Sur la « place de

La nation »

Elle va et vole sous sa main

Qui appelle le monde

Elle va  et revient

Sur mon parapluie

Modulant  au plus haut

Et avec toutes ses couleurs

Elle me regarde …

Et l’orage gronde encore

Des éclairs nous prennent

Dans leurs lumières

Intenses

La bise du vent fait

Remue-ménage

Dans les

Nuées

Obscures au petit matin

Mais visibles par

Leur voile

Mauve

Et l’hirondelle annonce-t-elle

Un printemps ?

Le temps se découvre

Et laisse apparaître

L’étoile dernière …

La douceur de son cri

Maintenant me porte

A la joie

Innommable : cette hirondelle

Qui m’accompagne –

File vers un toit

Et je devine

Un nid

Où elle a installé

 Sa nichée  –

Derrière cette protection

Puis la pluie cesse

Avant de glisser dans le métro

Je perçois un chant

Plus aigu

Passant toutes les rumeurs

Qui traversent la ville

M’attend-elle pour

La fin du jour ?

Je vais voir

Un ami

Mais je ne saurai lui

Expliquer ce que

J’ai vu et

Entendu

Dans la ville – sommes-nous

Tous en exil – le temps

D’y bâtir des nids ?

Le soir venu

L’hirondelle vient

M’offrir ses

Modulations

Dans la ville je reconstruirai

Une autre demeure

Pour accueillir

L’hirondelle

Libre

Avec sa nichée  …

Et sur ma fenêtre

Elle viendra

Voir le soleil inonder

Mon désir

Et nous partagerons …

J’ai suivi sa magie et

Les tournoiements

De son vol jusque

Sur les arbres

Bourgeonnants

Cette magie : c’est toi mon bonheur !

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