C’est bien le plus désespérant des voyages, sans relief ni décor. Les escales y résonnent de nos vanités ; un flux et reflux de solitudes ravivent, à pas comptés, la triste Histoire des hommes.

Montparnasse, Palais Royal, Austerlitz.

Notre horizon, borné aux voûtes des tunnels, à l’enceinte d’une ville, s’abaisse – ou se recompose. Aux Enfers, on creuse ses sillons intérieurs, plus aléatoires que les lignes de la main. Nos lignes de fuite, dans les dessous de Paris, outrepassent les Portes de la mémoire, le seuil de l’illusion. Au gré d’une bifurcation, on s’autorise de nouveaux atouts, aux couleurs moins franches.

Lilas, Vaucresson, Pointe du Lac.

C’est alors que le rêveur du métropolitain, gagné par l’humidité souterraine, souvent s’éclipse, ouaté de spleen et de brume.

Ce texte fait partie d’un ensemble en cours : « Revirements ».

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