Dans nos jardins les ombres chavirées reposent

Elles tremblent et s’étirent au vent

Pour elles aussi les oiseaux pépient.

Sœurs cosmiques elles s’amenuisent à midi

Leur foule processionnelle encense la terre au soir

La tiédit.

L’énigme de leur nuit ressemble à celle de la mer

A leur éclipse résonne la vie matérielle.

Qui les croit éthérées, fuyantes

Leur silence l’abuse.

Curieuses elles explorent fragiles

Les facettes des apparences.

Grises ou brunes et dévêtues

Elles effleurent les êtres palpables

Dévoilent replis et refoulements.

C’est encore leur appétit de voyage

Qui incline ces exploratrices au théâtre.

De place en place, glaises humides, parois effritées

Nouveaux cercles et décors surpris

Elles vont mirant fixités et frissons.

De nos réalités vous les verrez sourire

Ces mimodrames d’ombre et d’absence

Qui dans nos jardins pérégrinent.

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